Makronährstoffbilanz: Ernährungsratgeber für Sportler
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L'ISSN (Jäger et al.) recommande pour un pratiquant de musculation : protéines 1,6-2,2 g/kg/jour (25-30% des calories), glucides 3-5 g/kg/jour (45-55% des calories), lipides 20-35% des calories. Ces ratios varient selon la phase : en prise de masse, les glucides peuvent atteindre 4-7 g/kg pour soutenir les séances intenses et la resynthèse du glycogène. En sèche, les protéines augmentent à 2,3-3,1 g/kg (Helms et al.) pour préserver la masse musculaire pendant le déficit.
Les glucides restent supérieurs pour la musculation à haute intensité. Burke et al. (Journal of Sports Sciences) montrent que les filières glycolytiques (utilisées lors d'efforts >70% VO2max) dépendent directement du glycogène musculaire. Les régimes cétogènes peuvent maintenir la masse musculaire et la force à des intensités modérées, mais compromettent les performances sur les séries lourdes (80-90% 1RM) et le volume total. Une méta-analyse de 2023 confirme des performances inférieures de 5-10% à haute intensité avec une alimentation cétogène vs normoglucidique.
La répartition est aussi importante que la quantité totale. Areta et al. (Journal of Physiology) démontrent que 4 prises de 20g de protéines toutes les 3h sont supérieures à 2 prises de 40g ou 8 prises de 10g pour stimuler la MPS sur 12h. L'ISSN recommande des prises de 0,4 g/kg/repas (soit 28g pour 70kg) contenant ≥2-3g de leucine, réparties sur 3-4 repas. Cette stratégie maximise l'activation répétée de la voie mTOR, déterminante dans l'hypertrophie musculaire.
Le ratio idéal selon Calder et al. (Nutrients) est de 4:1 maximum (oméga-6/oméga-3), contre 15-20:1 dans l'alimentation occidentale moyenne. Un ratio élevé favorise un état pro-inflammatoire chronique qui nuit à la récupération musculaire. Pour améliorer ce ratio : augmenter les poissons gras (2-3 portions/semaine), huile de lin, noix, et réduire les huiles végétales riches en oméga-6 (tournesol, maïs). Si l'alimentation ne permet pas d'atteindre l'objectif, une supplémentation EPA/DHA (2-3g/jour) est scientifiquement recommandée.
Kerksick et al. (JISSN) modèrent l'importance du timing précis pour les pratiquants natifs (3-4 séances/semaine à volume modéré) : l'apport total sur 24h est prioritaire. Cependant, pour les séances longues (>90 min), le double training, ou les périodes de volume élevé, consommer 0,5-1 g/kg de glucides dans les 30 premières minutes post-effort accélère la resynthèse du glycogène de 30-50%. Pour la plupart des pratiquants, un repas équilibré dans les 2h suffit — la fenêtre anabolique est beaucoup plus large que ce que la culture populaire laisse entendre.
Réduire les lipides sous 20% des calories totales est déconseillé. Phillips & Van Loon (Journal of Sports Sciences) montrent que les lipides inférieurs à 20% des calories entraînent une baisse de testostérone significative (jusqu'à 15%), de la DHT et d'autres hormones anabolisantes — contreproductif pour préserver la masse musculaire en sèche. En phase de sèche, la réduction calorique doit provenir prioritairement des glucides (3-4g/kg suffit en sèche vs 5-7g en prise de masse), les lipides restant à 20-25% minimum pour la santé hormonale.